

Dès demain vous pourrez retrouver en kiosque une nouvelle formule de l’hebdomadaire VSD. Le prix reste le même, seul le chemin de fer change. Philippe Labi, éditeur du magazine a indiqué « vouloir prendre par la main le lecteur du début à la fin du journal […] pour plus de confort de lecture ».
La première partie du titre sera consacrée à l’information « avec une série de pages buzz regroupant les indiscrets ». Les pages suivantes traiteront des sujets en couverture, de politique, de sport, de faits de société et d’environnement.
« Week-end », voilà le nom que portera la deuxième partie du nouveau VSD. Loisirs, culture, sorties et tourisme seront les thèmes abordés dans cette séquence.
Visuellement, davantage de photos rythmeront la lecture. Au point que certains sujets seront intégralement traités en images. Après 32 ans d’existence Prisma a souhaité donné une nouvelle jeunesse au logo. Typo identique, mais le dégradé de couleur laissera place aux trois lettres blanches sur fond rouge.
Il semblerait que la « réinstallation de la marque » soit en marche. Seul le temps, mais surtout les ventes nous diront si les lecteurs apprécient le changement. Il est vrai que « le premier hebdo du week-end » avait bien besoin d’un petit coup de jeune.
Philippe Labi souhaite rénover d’autres titres du groupe Prisma.
Maurice Lévy veut réveiller la presse !
Cette volonté de repenser la presse magazine a été évoquée hier par Maurice Lévy. En effet, le « taulier » de chez Publicis a fait part de sa volonté de voir le monde de la presse revoir son modèle économique. En cette période de crise, les ventes restent plus ou moins stables, mais Maurice Lévy redoute que les éditeurs s’endorment sur leurs lauriers : « Le modèle économique sur lequel se sont construits les médias au XXe siècle est durablement cassé et, même si une embellie de la conjoncture peut y mettre quelques rustines provisoires, il ne faut surtout pas s'attendre à ce que le retour de la croissance entraîne une sortie de crise pour les médias traditionnels.» Car la crise du monde des médias et de la communication n'est que « l'impitoyable accélérateur» des problèmes que rencontre le secteur.
L’essor de l’info sur le web a conduit la presse à se remettre en question. « Le meilleur carburant des médias, en particulier des magazines, est toujours l'idée, la pensée, le talent et l'innovation. » Alors Maurice Lévy donne un conseil à ceux qui en tiennent les rennes : « courez, et surtout ne cessez pas de courir ! ».
Espérons qu’ils veuillent bien l’entendre !